Le virus de lâimmunodĂ©ficience humaine (VIH) est une infection qui attaque le systĂšme immunitaire de lâorganisme, en particulier les globules blancs appelĂ©s cellules CD4+. Le VIH dĂ©truit ces cellules, affaiblissant lâefficacitĂ© du systĂšme immunitaire du patient contre des infections telles que la tuberculose et certains cancers.
LâOMS recommande que toute personne Ă risque de contracter le VIH ait accĂšs au dĂ©pistage. En cas de diagnostic positif, les personnes sĂ©ropositives doivent se voir proposer et suivre un traitement antirĂ©troviral le plus rapidement possible. Sâil est pris de maniĂšre rĂ©guliĂšre, ce traitement prĂ©vient Ă©galement la transmission du VIH Ă dâautres personnes.
Si le nombre de cellules CD4+ de la personne sĂ©ropositive tombe en dessous de 200, son immunitĂ© est gravement compromise, ce qui la rend plus vulnĂ©rable aux infections. Une personne prĂ©sentant un taux de CD4+ infĂ©rieur Ă 200 est dĂ©crite comme ayant le sida (syndrome dâimmunodĂ©ficience acquise).
Le VIH peut ĂȘtre diagnostiquĂ© Ă lâaide de tests de diagnostic rapide, qui sont simples et abordables, ainsi que par un autodĂ©pistage. Il est important que les services de dĂ©pistage du VIH suivent les 5C : consentement, confidentialitĂ©, conseil, rĂ©sultats corrects et connexion avec un traitement et dâautres services.
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De nombreuses personnes ne ressentent pas de symptĂŽmes du VIH dans les premiers mois suivant la contamination et ignorent parfois quâelles sont infectĂ©es. Dâautres peuvent Ă©prouver des symptĂŽmes d'allure grippale, notamment de la fiĂšvre, des maux de tĂȘte, des Ă©ruptions cutanĂ©es et des maux de gorge. Or, c'est au cours de ces premiers mois que le virus est le plus virulent.
Ă mesure que la maladie progresse, les symptĂŽmes seront plus nombreux et plus prononcĂ©s. Le patient sera alors susceptible de prĂ©senter des ganglions lymphatiques enflĂ©s, une perte de poids, de la fiĂšvre, des diarrhĂ©es et de la toux. Le VIH affaiblit la capacitĂ© de lâorganisme Ă combattre dâautres infections, et sans traitement, les patients deviendront plus vulnĂ©rables Ă dâautres maladies graves telles que la tuberculose, la mĂ©ningite cryptococcique, les infections bactĂ©riennes et certains cancers, y compris les lymphomes et le sarcome de Kaposi.
Le diagnostic du VIH s'effectue Ă l'aide de tests rapides dont les rĂ©sultats sont disponibles le jour mĂȘme et qui peuvent ĂȘtre effectuĂ©s Ă domicile, bien quâun test en laboratoire soit ensuite nĂ©cessaire pour confirmer lâinfection. Ce dĂ©pistage prĂ©coce amĂ©liore considĂ©rablement les options de traitement et rĂ©duit le risque de transmission Ă dâautres personnes, y compris en cas de rapports sexuels ou de partage de drogues.
Le VIH peut vĂ©ritablement ĂȘtre Ă©vitĂ©. Un traitement antirĂ©troviral (TAR) efficace permet d'Ă©viter la transmission du VIH de la mĂšre Ă lâenfant pendant la grossesse, lâaccouchement et lâallaitement. Une personne qui suit un traitement antirĂ©troviral et dont la charge virale est supprimĂ©e ne transmettra pas le VIH Ă ses partenaires sexuels.
L'utilisation de prĂ©servatifs permet de prĂ©venir le VIH et dâautres infections sexuellement transmissibles, et le recours Ă la prophylaxie consiste Ă prescrire des mĂ©dicaments antirĂ©troviraux pour prĂ©venir le VIH. La circoncision des hommes est recommandĂ©e dans les pays Ă forte charge de morbiditĂ©, en Afrique orientale et australe. Les mesures de rĂ©duction des effets nocifs (programmes de seringues Ă aiguilles et traitements de substitution aux opioĂŻdes) permettent de prĂ©venir le VIH et dâautres infections transmissibles par le sang chez les personnes qui sâinjectent des drogues.
Le VIH est traitĂ© au moyen d'une thĂ©rapie antirĂ©trovirale composĂ©e dâun ou plusieurs mĂ©dicaments. Le TAR ne guĂ©rit pas le VIH, mais rĂ©duit sa rĂ©plication dans le sang, entraĂźnant ainsi une baisse de la charge virale Ă un niveau indĂ©tectable.
Il permet aux personnes atteintes de la maladie de mener une vie saine et active. Il s'agit également d'un outil de prévention efficace, réduisant le risque de transmission ultérieure de 96 %.
Ce traitement doit ĂȘtre pris tous les jours et ce, tout au long de la vie. Si les patients suivent correctement leur traitement, ils peuvent continuer de bĂ©nĂ©ficier de cette thĂ©rapie, qui est sĂ»re et efficace. Dans les cas oĂč le TAR devient inefficace pour des raisons telles que la perte de contact avec les prestataires de soins de santĂ© ou de pĂ©nurie de mĂ©dicaments, les patients devront passer Ă dâautres mĂ©dicaments pour protĂ©ger leur santĂ©.